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Tout baigne dans le non-sens, une fois qu’au plus intime de soi

Tout baigne dans le non-sens, une fois qu’au plus intime de soi

« S’expose à l’intraitable devenir, fait d’amertume et d’inconvénients, et au vertige de mille tentations paradoxales d’exister, toute âme qui se dresse sur les cimes du désespoir ; comme la pensée face au vent de la décomposition, vaincue par les vacillations au crépuscule de l’accomplissement. »
Tout baigne dans le non-sens, une fois qu’au plus intime de soi, tout ce qui surgit de ces profondeurs inconnues, n’a de si terrible impact sur la conscience que l’inexistence elle-même. Elle agit, cette forme vicieuse du néant, d’une façon immédiate et directe sur le cœur et forme en somme, toute impure et motivée, une pensée destructrice, acharnée irrémédiablement sur soi. 

Plus les années échappent au salut du souvenir, plus la voie de la désespérance, avec toutes les terreurs des instants et le poids affreux du passé, s’impose. Cet état de déréliction reste immanquablement le seul chemin possible à parcourir ; car engagé malgré lui dans l’approximation, c’est-à-dire à la poursuite du doute, l’homme se voit traverser le malheureux précipice de sa vie… Sa vie, marquée du sceaux de l’improbabilité… l’inutilité. C’est dans le déséquilibre de sa pensée qu’il s’évertue à étendre sa peine à perte de vue.

Biographie de Meb Rock

Meb Rock est un écrivain poète algérien d’expression française. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages littéraires (Hélas !, Les Mots interdits, Les Mots dits, Les Voluptés nocturnes, Réflexions & sentences, Whiskey’s words, Pécaïre !…).
Né le 28 juin 1980 en Kabylie, il compose ses premiers poèmes dès son jeune âge. 
Pour lui, la poésie c’est la manipulation des mots, l’agencement de formes pour aboutir à une forme nouvelle toujours inattendue.
Son œuvre, marquée du sceau du pessimisme, se veut une tragédie d’un penseur de la désillusion. 
Selon lui : « L’écriture pessimiste se veut toujours le rite des aliénés. Et ma plume m’éclaire tel un flambeau au beau milieu de la nuit, lorsque les ténèbres en leur périple glacial s’acharnent à embrouiller la piste du voyageur. C’est dans les mots qu’on trouve les meilleures guérisons. »

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