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Pour une nouvelle initiative populaire

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Pour une nouvelle initiative populaire

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Le peuple algérien, digne héritier des combattants du mouvement libérateur de novembre 1954, dans sa totalité, réclame ses droits dans un sursaut de dignité. Il a su résister victorieusement à toutes les invasions, depuis l’antiquité jusqu’à l’histoire contemporaine face à l’odieuse colonisation, grâce à la résistance populaire.

Aujourd’hui, 57 ans après avoir recouvert sa souveraineté nationale, il continue par million, avec le sourire à travers le monde entier d’écrire une autre page de son histoire en persévérant dans son combat unitaire et pacifique contre le système politique mafieux, autoritaire et illégitime. Le peuple algérien s’est révolté contre le système, par la joie et le sourire, a et continue d’éblouir le monde entier par son pacifisme, son unité dans la diversité et par la solidarité de tous les patriotes à travers le monde.

Depuis le 22 février 2019, le peuple algérien vit un tournant de l’histoire dans un réveil de la conscience collective réclamant une rupture totale avec le système en place dans une ambiance pacifique et unitaire à travers toutes les wilayas et les différents pays dans le monde, sous le même slogan populaire « Yetnahaw Gaɛ. ».

Devant l’entêtement du régime au pouvoir à imposer encore une fois un vote pour une nouvelle constitution, le peuple algérien a perçu cet appel au referendum populaire pour faire passer la constitution du pouvoir en place comme une ultime atteinte à sa dignité, illégale, arbitraire et disproportionnée sur l’incapacité de ce régime à imaginer une solution à la revendication de tout un peuple qui a décidé de prendre son destin en main.

Le régime acculé par la pression populaire de plus en plus grandissante, a profité de la pandémie du Covid-19 et l’arrêt des manifestations par souci de protection citoyennes, tente de se régénérer en emprisonnant les acteurs de la société civile, des journalistes pour ensuite proposer en force par referendum sans participation populaire ni discussion, une constitution laboratoire ne répondant a aucune aspiration portée par les citoyens depuis le soulèvement du 22 février 2019. Les tenants du pouvoir actuels ne perdent pas espoir de garder le pouvoir en instaurant leur feuille de route, usant d’emprisonnements, de menaces et de chantage.

Les détenus d’opinion injustement incarcérés, à l’exception des figures du système, d’un autre camp, serviront selon les stratèges machiavéliques du pouvoir à forcer le mouvement populaire à une capitulation. La constitution à laquelle appelle le pouvoir est perçue par     le     peuple     comme     une      nouvelle      plaisanterie.   Le peuple ne lâchera pas prise avant de recouvrer tous ses pouvoirs pour la construction d’une vraie République Démocratique voulue par le peuple et pour le peuple. La communauté algérienne à l’étranger n’est pas restée sans exprimer son attachement à la mère patrie. Elle est au rendez-vous notamment chaque dimanche pour apporter son soutien indéfectible à cette révolution à travers la traque des oligarques, en fuite à l’étranger avec leurs biens mal acquis, a dénoncé les méfaits du régime devant les instances internationales (ONU, ligue des droits de l’homme) alertant l’opinion internationale sur les dangers de la répression exercée lors des manifestations pacifiques et en dénonçant les emprisonnements arbitraires des manifestants et des journalistes dans l’exercice de leur fonction, comme Khaled Drareni emprisonné a 2 ans de prison ferme pour avoir fait son travail de couverture d’une manifestation, et est appelé par ce même pouvoir de “Khbardji”.

Aujourd’hui, le peuple algérien est vigilant devant les manœuvres du pouvoir à faire représenter le mouvement populaire par sa clientèle traditionnelle dans un simulacre de dialogue qui n’a d’autres desseins que d’imposer sa constitution faite en laboratoire. Le processus du dialogue doit d’abord s’amorcer entre tous les différents acteurs de la société civile avant d’envisager une quelconque négociation avec les tenants du pouvoir, dans un souci d’intérêt suprême de la nation et de sauvegarde de la démocratie. Et, il n’est pas possible d’envisager de véritables élections dans ces conditions actuelles sous la mouture d’une constitution et sans l’aval du peuple. S’aventurer dans une refonte constitutionnelle rejetée par le peuple et dont le vote a été annoncé par le régime à la date du 1er novembre, sans un consensus national préalable incluant toutes les parties, c’est faire un saut dans l’inconnu, attiser la colère de la rue et aggraver la crise de légitimité du pouvoir, et priver les générations postindépendance d’édifier un État moderne dans l’esprit rassembleur de novembre date historique du déclenchement de la guerre d’Algérie pour recouvrer sa liberté. Cet état de fait renvoie un refus catégorique du peuple algérien, car ouvrirait les portes devant les ingérences et les injonctions étrangères, inacceptables dans tous les cas et sous quelque forme que ce soit. L’impasse politique actuelle est née des pratiques du pouvoir individuel et du recours, à chaque consultation électorale, à la fraude et l’annonce de faux résultats. Et, la situation du pays a empiré au lendemain de chaque mascarade électorale.

Une constitution se veut et se doit être la colonne vertébrale d’un état pour une bonne gouvernance, pour un renforcement de ses institutions, pour le meilleur de tout un chacun dans un état de droit, de liberté et de justice sociale avec l’adhésion du peuple aspirant a une vie meilleure et en toute confiance dans ses institutions. Notre pays a besoin de la conjugaison de toutes les bonnes volontés pour sortir avec une vision unifiée et la prochaine constitution, est non seulement un moyen de maintenir le système en place, mais un arrêt de toute conjugaison citoyenne pour un développement durable de notre pays mettant en relief toute aspiration citoyenne pour le vivre bien, le vivre ensemble dans la confiance mutuelle entre gouvernés et gouvernants. L’Algérie est désormais dans l’attente d’une nouvelle constitution édifiée par son peuple et pour son peuple sous la forme voulue par son peuple, permettant d’aller ensemble vers un avenir qualitatif et prospère redéfinissant le début d’une vie politique nouvelle, dans le cadre de l’unité nationale dans la diversité culturelle et politique, pour un état civil, garant des instituions voulues et acceptées par tous, ce qui dissipera les appréhensions et éviter au pays de tomber dans l’impasse, afin de ne pas être en porte-à-faux avec l’aspiration du peuple aspirant au changement pacifique.

Des élections, ne peuvent pas se tenir dans les conditions actuelles, et aussi, et surtout avec les recommandations de santé publique liées au Covid-19 qui se propage de plus en plus. Aussi, le pouvoir au lieu de continuer a exercer des pressions sur ses enfants pour raison de messages envoyés sur les réseaux sociaux, devrait montrer des signes d’apaisement telle que la libération « immédiate et sans condition » des détenus d’opinion « le départ des symboles du système », le respect de la liberté de manifester pacifiquement, la liberté de réunion, de circulation, la liberté d’expression notamment dans le secteur audiovisuel public et privé, et la levée de tout blocage citoyens nuisant a ses libertés.

Il est désormais nécessaire de poursuivre la mobilisation populaire, du sourire, vigilance, persévérance, retenue et éviter les expressions et slogans de la haine qui constituent une menace pour l’unité nationale.

Hamid Imensoren

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