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Nouveau venu sur l’échiquier politique, quels objectifs pour Qadiroun? Un de ses fondateurs, Leith Ben Becher se confie

Actualité tunisienne

Nouveau venu sur l’échiquier politique, quels objectifs pour Qadiroun? Un de ses fondateurs, Leith Ben Becher se confie

La scène politique est en pleine ébullition. Des alliances partisanes se font et d’autres se défont à l’approche des élections.

Dans ce tumulte, un collectif citoyen et politique, baptisé Qadiroun, (NDLR: signifiant “capables” en langue arabe), vient de voir le jour.

 

 

Parmi ses fondateurs, on trouve des figures emblématiques de la scène politique tunisienne tel qu’Ahmed Nejib Chebbi, mais également des anciens ministres comme Mahmoud Ben Romdhan et Ahmed Smaoui, des personnalités connues dont l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Mustapha Kamel Nabli, l’ancienne patronne de Tunisair Sarra Rejeb ou encore le fondateur et président du syndicat d’agriculteurs Synagri, Leith Ben Becher…

C’est en mêlant partis politiques, indépendants et société civile que le collectif  “Qadiroun” compte se démarquer. C’est ce qu’a expliqué Leith Ben Becher au HuffPost Tunisie.

“Tout seul, on ne va pas loin” martèle-t-il en faisant savoir que la diversification des profils et l’échange de compétences font partie de l’ADN du collectif.

Avec l’idée de faire la politique autrement, “Quadiroun” tente d’impulser une vraie dynamique et tirer la scène politique vers le haut.

D’après Ben Becher,  la situation politique est catastrophique. “Le niveau des élus et de la scène politique est relativement médiocre” dit-t-il. “Nous avons besoin d’un sursaut”.

L’objectif phare de cette initiative sera de rassembler des intellectuels, des politiciens et des personnes “intègres, qui n’ont pas de casseroles”, selon ses dires.

Si certains voient dans la présence de certaines figures ayant échoué dans les élections précédentes un handicap, pour Leith Ben Becher c’est plutôt un atout. “Ils ont tiré beaucoup de leçons de leurs échecs” argue-t-il.

L’approche de Qadiroun s’axe également sur la dimension régionale. Le collectif projette de faire remonter les réflexions, les besoins et les attentes des habitants des régions. Des “ambassadeurs émanant des régions seront présents pour renforcer la représentativité”.

Ce collectif se distingue, en effet, de “l’aspect statique” des partis politiques, qui ont opté pour la centralisation du pouvoir. Contrairement aux précédentes initiatives, telles que l’Union pour la Tunisie et le Front du salut, Qadiroun a été élaboré dans le cadre d’une approche participative dont l’action émerge des bases.

“Nous sommes en train de peaufiner notre programme” ajoute Ben Becher. En effet, Qadiroun projette de remettre le pays sur les rails à travers un programme complet qui touche à tous les secteurs et vise à améliorer la situation socio-économique du pays. En fait, combattre la pauvreté et le chômage, réduire le gap entre les régions, lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent … sont les plus grandes priorités du programme.

Interrogé si ce collectif sera uniquement créé pour les élections, Leith Ben Becher estime que cette initiative ne se résume pas au cadre électoral. “Notre objectif va au-delà des élections” souligne-t-il avant de conclure: “La Tunisie mérite que l’on s’engage. Nous sommes également ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent nos principes”.

Actuellement, Qadiroun regroupe entre 150 et 200 fondateurs. Trois partis sont partie prenante du projet. Il s’agit du parti Al Mostakbal (l’Avenir) présidé par Tahar Ben Hassine, le Mouvement démocratique conduit par Néjib Chebbi et le parti Al Massar. Le parti Al Joumhouri n’a pas encore décidé de son intégration ou non à ce collectif.

 

Source Huffpostmaghreb
Par Wafa Samoud

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