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Le conférencier Abane Meziane dénonce l’arrestation des journalistes algériens

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Le conférencier Abane Meziane dénonce l’arrestation des journalistes algériens

Le conférencier Abane Meziane dénonce l’arrestation des journalistes algériens

C’était Abane Meziane, journaliste, militant des droits de l’homme et président de (l’ONALP) Observatoire nord-africain des Libertés de la presse qui a animé au nom de cet observatoire une conférence au café littéraire l’impondérable de Paris, sur l’emprisonnent des journalistes en Algérie, « le pouvoir prépare une autre liste ». Le conférencier a expliqué les objectifs de cette organisation qui milite pour la liberté de la presse dans les pays de l’Afrique du Nord. D’après Abane, trois commissions sont déjà installées et travaillent désormais pour la défense des droits à la liberté de la presse. Chacune de ces commissions est chargée de l’un des pays de cette région, Algérie, Maroc-Sahara occidental et Tunisie en attendant d’autres commissions qui toucheront la Libye et l’Égypte.

La presse algérienne connaît ces dernières années une répression sans précédent menée par les pouvoirs publics en instrumentalisant la justice.  Après avoir exercé une pression financière sur la presse écrite et quelques chaînes privées, les décideurs et par l’intermédiaire de leurs institutions de répressions et judiciaires déclarent une guerre sans merci contre les journalistes de la presse écrite et les blogueurs qui ne disposent pas encore d’un statut qui les protège.

Six journalistes sont actuellement sous mandat de dépôt dont certains ont passé 25 et 17 mois de prison sans qu’ils soient jugés à l’exemple de Said Chitour accusé d’avoir divulgué un secret d’État. Merzoug Touati, blogueur arrêté en 2017, pour avoir publié une interview avec un diplomate israélien, jugé et condamné à 10 ans de prison ferme.

L’arrestation des blogueurs et de journalistes : Abdou Semmar, Adlane Mellah et Merouan Boudiba à la fin du mois d’octobre, a été un coup dur pour la liberté de la presse. Ils sont accusés de diffamation, mais le comble et la surmédiatisation menée par une certaine chaîne de TV qui n’a pas hésité à transgresser toutes les lois et la déontologie de la profession du journalisme, et le respect de la présomption de l’innocence.

Pour le conférencier, Meziane Abane, le pouvoir se prépare pour le jour du jugement d’Abdou Semmar pour en inculpé d’autres qui sont sur sa liste noire. Et d’ajouter que le pouvoir cherche à créer un climat de terreur pour pousser les journalistes à l’auto-censure pour mieux faire passer le 5e mandat.

Mamart Arezki

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