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La ville de l’ex Michelet en danger

Actualité algérienne

La ville de l’ex Michelet en danger

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La ville de l’ex Michelet en danger

Aïn El Hammam ex Michelet est menacé par un glissement de terrain qui travaille en profondeur le site allant de la place (le seul lieu portant le nom pompeux de place est qui n’est en réalité qu’une placette correspondant à un carrefour longeant le café des (IDHEBBALEN ) jusqu’à ASQIF NETTMANA (lieu où repose le poète Si Mohand Ou mehand) et peut-être même un peu plus loin.

Ce phénomène constaté depuis une vingtaine d’années, étudié déjà par les géologues du temps de la colonisation qui avaient déclaré non efficandi (inconstructible). ce vaste espace, ne cesse de s’accentuer sous le regard placide et indifférent des autorités locales irresponsables qui n’en ont cure et d’une population décidément amorphe et ne prenant pas la mesure d’un cataclysme très prochain, assistant indifférente et sidérée face à une catastrophe en gestation qui engloutira des centaines de personnes du côté du marché particulièrement par suite d’un effondrement presque certain de ces bâtiments fissurés et lézardés de toutes parts. Le niveau des trottoirs sans cesse rabibochés ne cesse de monter par rapport à celui de la route en glissement constant (constater le glissement récent du côté du commerce Boukhoulaf et du côté CNEP).

Des études confiées (il y a une dizaine d’années de cela) à un bureau d’études international ont déclaré pourtant, dans des conclusions restées ultrasecrètes et jamais portées à la connaissance du citoyen et confinées dans les bureaux de la wilaya, zone rouge.Ce versant auquel s’agrippent encore ces immenses cohortes de gens fréquentant le marché hebdomadaire ou ces quelques habitants refusant obstinément de quitter leurs commerces et leurs appartements menacés d’effondrement.

La thèse d’un doctorat d’État menée par Lynda Djerbal (disponible sur internet) sur ce versant aboutit à des conclusions sans appel : tout ouvrage consistant à conforter le site serait complètement illusoire. le seul acte salutaire à accomplir d’ores et déjà (la thèse date de quelques années) est l’évacuation des habitants et la surveillance du site par un système de capteurs donnant l’alarme pour avertir un tant soit peu à l’avance de l’imminence de ce qui est appelé en mécanique des sols « le seuil de rupture ».

Nous assisterons alors à la tragédie du siècle. Il est à se demander pourquoi l’État, instruit par les élus et les autorités locales (députés, maires, chef de Daïra, wali) ne déclare pas une situation de catastrophe naturelle pour AIN EL HAMMAM, ville à laquelle la SAA refuse de délivrer, dans la zone en question, une assurance quelle qu’elle soit.

Ouyahia en 2009 déclara, suite à l’intercession d’un député du RND de Aïn El Hammam, que cette bourgade fait partie de la nation et qu’à ce titre elle ne serait pas délaissée. On a bien octroyé à la commune de Michelet un budget exceptionnel de 70 milliards de centimes quelques années plus tard qui seront dépensés dans des travaux de prestige tels que celui ayant consisté à ravaler la façade de la mairie et son intérieur par des aménagements dignes d’un ministère. Mais la ville demeure sinistrée et offre au visiteur un spectacle désolant et triste dont l’épilogue sera, à coup sûr, une hécatombe dont tout le monde ne pourra pas dire : « je ne savais pas ».

Si la nécessité d’une association doit se faire sentir, elle doit se manifester avant tout en vue de parer à cette tragédie latente. Qu’elle (l’association) fasse appel à nos intellectuels où qu’ils se trouvent, à nos élus, à nos citoyens influents au sein du pouvoir, aux journalistes natifs de la région, à tous les hommes de bonne volonté pour tirer la sonnette d’alarme. Bien entendu à AEH EL HAMMAM, par manque de courage et pour des considérations mesquines d’Intérêt personnel, on persiste (élus et autorités locales) dans la demi-mesure et la fuite en avant consistant à ne pas saisir l’ampleur de la gravité d’un événement majeur que celui d’une menace terrible menaçant plusieurs centaines de vies humaines. Ainsi vont la non-gouvernance et son corollaire : l’irresponsabilité. Pour une initiative du genre, je me porte volontaire et attends d’éventuelles manifestations de réponses.

PS J’ajoute seulement que quatre grands bâtiments ont été déjà démolis, que d’autres s’apprêtent à l’être et que la seule mesure prise au niveau gouvernemental est cette initiative d’une étude confiée à ce bureau d’études international dont on ignore jusqu’à aujourd’hui les recommandations.

Cherif Ben Mamar

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