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La menaçante voix de l’ombre

Chronique

La menaçante voix de l’ombre

La menaçante voix de l’ombre

Par Rachid Mouaci 

 

À l’aide de mes sbires, je vous ferai taire, je vous ferai goûter le pire, je vous anéantirai sans que je tire. Je vous empêcherai de rimer et d’écrire.

À mon service la finance, sous mes ordres la balance et entre mes mains le fer de lance. Dans un sombre cachot, je vous balance et votre vie n’aura plus de sens.

Appelez-moi excellence et gardez le silence. Je suis maître des turbulences et de la violence. Je ne supporte pas ceux qui pensent, ceux qui foncent et ceux qui avancent, ces personnes, je les défonce, je les offense et je les désarme de tout moyen de défense.

Les vertueux, je les pousse à l’errance pour vivre dans la carence, mais aux doigts des brigands, je passe les alliances et je les baigne dans l’aisance.

Si vous rompez le silence, vous regretterez même votre naissance et terrible sera ma vengeance.

Si vous voulez éviter ma colère, séparez-vous de ce que vous avec de plus chère : votre dignité et votre amour pour cette terre.

À genoux, léchez les bottes de mes sbires et pour moi, trahissez vos amis, vos frères et même vos mères.

Sinon, je jure sur la fortune dans laquelle, je me noie que sur vous, je mettrai une croix, même si vous respectez mes apparentes lois, je vous broie, vous vivrez dans l’effroi et dans les cachots froids.

Je vous rappelle qui je suis. Je suis l’obscurité de la nuit, je suis l’ennui, je suis l’arme qui tue sans bruit, je suis le fruit de ceux qui ont trahi la patrie. Je suis celui qui souille l’honneur d’autrui. Je suis la cause de ceux qui fuient et qui se jettent dans les puits. Je suis celui qui fait le beau temps et la pluie et qui tient toujours son épée hors de son étui.

Toi, oui, toi, brise ta plume, gomme ta rime sinon, je te brime, je te jette dans l’abîme et avec scénario digne d’un film, je te colle un crime.

Tu descendras aux enfers, tu ne verras plus jamais ta mère qui avait souffert pour cette terre, n’oublie guère que tu as à faire à un cœur de pierre.

Rachid Mouaci

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