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Iferhounène : les habitants de Bouaïdel crient leur colère contre l’injustice

Société

Iferhounène : les habitants de Bouaïdel crient leur colère contre l’injustice

Iferhounène : les habitants de Bouaïdel crient leur colère contre l’injustice

« Bouaïdel village oublié », c’était l’un des slogans accrochés au-devant du siège de la Daïra d’Iferhounène aux portes closes, hier, lundi 15 octobre 2018 avec un cordon des forces de sécurité prêtes à intervenir avec bouclier et fusils à bombes lacrymogènes aux mains. Face à ces policiers, une foule calme, mais déterminée à aller jusqu’au bout de ses revendications, avait bouclé l’entrée de cette administration.

Ce sont les habitants du village Bouaïdel commune Iferhounène dans la wilaya de Tizi Ouzou qui ont fermé la Daïra après avoir épuisé toutes les voies de recours et après avoir tapé à toutes les portes pour que « cesse le mépris » comme s’est écrit sur une banderole et pour « une justice et une égalité en droits » comme le précise une autre accrochée aux barreaux de la Daïra.

Les habitants de ce village des quatre-vingt-cinq martyrs se sont rassemblés devant la Daïra dès 7 h 30 m du matin pour crier leur colère sur l’injustice des autorités locales, sur le mépris envers cette population qui souffre le martyre et sur l’inégalité et la hogra qui sont devenus maître des lieux. À rappeler que la mairie de cette commune est actuellement paralysée et fermée par un autre village (Aït Ali Ouyahia) depuis plusieurs jours.

La plate-forme des revendications de ce village se résume en six points :

  1. Assurer un transport digne de ce nom à leurs élèves du collège et du lycée et cesser de les déplacer dans un camion de bétail qui a duré 22 ans.
  2. Cesser « la séquestration » des enfants du primaire dans une mosquée loin de toutes les normes pédagogiques pour servir comme salle de cours, alors que deux classes construites dans les normes sont transformées en cantine pour servir une fois par jour le macaroni, comme c’est le rôle de l’école, est la bouffe et non le savoir.
  3. Remise en état de la route du village après avoir été dégradée par un entrepreneur qui a fait passer ses tuyaux de gaz de ville en la laissant dans un état lamentable. En cette période hivernale, elle est presque impraticable.
  4. Remise en état des ruelles du village qui ont été brisées par une autre entreprise qui a déserté les lieux, après avoir touché son enveloppe.
  5. raccordement au réseau électrique de 25 foyers qui vivent dans le noir depuis des années en dépit des demandes répétitives adressées aux concernés.
  6. Réfection du réseau des eaux usées qui coulent à l’air libre avec tous les dangers des maladies qui peuvent être engendrées par cette situation, telle que le choléra et autres.

Une délégation est reçue par le chef de la Daïra et durant cette rencontre les représentants du village ont exposé en détail leurs problèmes, mais le chef de Daïra ne pouvait que leur promettre verbalement de les aider dans leur démarche en reconnaissant que certains problèmes sont insupportables. Comme les villageois ont exigé de leurs représentants des réponses concrètes et des engagements écrits, une réunion est prévue pour mercredi prochain, le 17 octobre 2018, en présence des responsables de l’APC d’Iferhounène, car le grand souci vient de ces élus.

C’est vers 15 h 30 mn que la foule s’est dispersée dans le calme avec une conviction sans faille de continuer à revendiquer leurs droits par tous les moyens pacifiques.

  Rachid Mouaci

 

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