Connectez-vous avec nous

AHMED_OUMERI Robin des bois Kabyle 1911-1947

AHMED_OUMERI Robin des bois Kabyle 1911-1947

Le Martyr  Ahmed Oumeri, rebelle et ‘’ bandit d’honneur ‘’ du Djurdjura, comme le désigne le régime colonial,  lâchement assassiné  par l’un de ses meilleurs amis Ali O…dans un traquenard tendu par l’administration coloniale française.En tuant Oumeri devant un plat de couscous, Ali O… avait souillé la plus noble des traditions. ‘‘ Le respect du sel ”. C’est le plus méprisable des crimes. Aucune excuse ne peut justifier un tel acte, car “ le sel est sacré ”.
Ahmed Belaïd de son vrai nom, alias Oumeri, orthographié parfois avec la prononciation kabyle : H’mdh U’meri, est un célèbre hors-la-loi, une sorte de ‘‘ Robin des bois ’’ du Djurdjura, qui a pris le maquis au début des années 1940. D’abord seul dans un premier temps, puis avec d’autres compagnons. Son histoire sujet d’une tradition orale, devenu plus tard un héros justicier hors-la-loi dans la culture populaire de Kabylie. Défenseur avec ses nombreux compagnons des pauvres et des opprimés, clément envers les faibles, mais impitoyable avec ses ennemis. Il détroussait les riches au profit des pauvres. il ridiculisa plusieurs fois l’administration coloniale qui s’est lancé à sa recherche pendant six années (1941-1947). Il fait mieux : il tua définitivement dans le coeur des siens cette peur des gendarmes née au lendemain de la défaite de l’insurrection de Cheikh El Mokrani en 1871, car bientôt, ce furent ces mêmes gendarmes  qui eurent peur de lui. Il constituera un groupe armé dont il fut le chef avec qui il sillonnera les montagnes du Djurdjura et sera à l’origine de plusieurs attaques ciblant la gendarmerie et les colons, Il en tua d’ailleurs quelques-uns et en blessa d’autres, préparant ainsi le lit de la futur insurrection (1er novembre 1954) à laquelle il n’assistera pas. Tué en 1947, la même année où Krim Belkacem a pris le maquis, ce dernier recherché aussi par l’administration coloniale pour le meurtre d’un garde-champêtre. Les historiens évoquent des contacts qui ont été entrepris entre Krim et Oumeri deux semaines avant sa mort pour s’organiser et constituer des cellules clandestines.Sa légende fascinera plus tard les futurs colonels de l’Armée de libération nationale (ALN) de la willaya III (actuelle Kabylie), entre-autre, Amar Ouamrane, Amirouche Aït Hamouda, Mohand Oulhadj, Mohammedi Saïd et beaucoup d’autres.Pour comprendre le caractère rebelle de cet homme et les raisons qu’ils l’ont poussé a rentrer dans la rébellion, qui n’est pas tout à fait un hasard, il faut remonter jusqu’aux années de grandes insurrections menées en Kabylie par Lalla Fadhma N’Soummer (1851) et Cheikh El Mokrani (1871), contre les compagnes de l’armée française qui se sont soldées au profit de la France coloniale, par des grandes expropriations terriennes et par des déportations des résistants dans les bagnes, notamment à Cayenne et en Nouvelle Calédonie.
Ahmed Oumeri, né au coeur des monts du Djurdjura, en 1911 à Aït Djemaa (adhrum n’ Ath Amar), commune de Aït Bouaddou, région des Ouadhias qui a connu ce phénomène de ‘‘ banditisme d’honneur ’’ dans les années 1940 jusqu’au déclenchement de la Révolution de 1954.Issu d’une famille de condition très modeste, déchue et déclassée par le pouvoir colonial en raison de sa résistance à l’occupant français. N’ayant ni terre à labourer ni bête à faire paître et qui avait perdu 7 des siens dans la lutte contre la conquête française. Le village d’Aït Bouaddou d’où il est issu, ses habitants prirent une part active lors des insurrections contre l’armée françaises : en 1851 aux cotés des troupes commandés par la résistante Lalla Fadhma N’Soummer – la population a été poussée à se retrancher dans les hautes montagnes après avoir subi beaucoup de pertes, décimés et expropriés de leurs rares terres fertiles. Après avoir passé beaucoup d’années en montagne dans le froid et la neige, ils ont décidé de descendre vers les plaines pour reprendre des forces et participer à l’insurrection de 1871 sous la conduite de cheikh El Mokrani. Il y a eu beaucoup de morts parmi eux et plusieurs déportations. La famille d’Oumeri avait subi aussi la même chose, sept (7) guerriers des Ath Hammou, ancêtres d’Oumeri furent exécutés par les soldats du général Lerez qui commandait le 5e RTA. Et depuis ce fait d’arme, qu’un adage est né pour traverser les années et les générations dont celle d’Oumeri et parvenir jusqu’à nous :  « W’i bghan ad yissin xellu, adhimuqel s-afrag n Ath-Hemmu », traduction : « celui qui veut reconnaître la signification de l’extermination, qu’il regarde vers les Aït-Hammou »La mémoire collective de la résistance très ancienne : répercussions psychologiques traumatisantes des rudes épreuves de cette période, particulièrement sanglante de notre histoire, sur les populations, se sont donc transmises par la tradition orale de génération en génération. Le petit Ahmed grandit au milieu de cette hostilité constante du milieu social et naturel qui forgera par la suite, son caractère rebelle, son amour de la justice et de liberté, mais surtout son courage hors pair qui le poussa plus tard à prendre le maquis à partir de 1941. Les inégalités et les exactions de l’administration française, appuyée et soutenue par les supplétifs qui travaillaient pour le compte de la France coloniale l’ont révolté. Ahmed Oumeri est un peu dans la continuité de résistance de ses ancêtres.
Il émigra très jeune en France que son père l’a envoyé  pour subvenir aux besoins de la famille. Peu après la seconde guerre mondiale éclate en 1939, la France tombe sous les griffes du nazisme, les algériens sont mobilisés en masse et de force puis expédiés au front, parmi eux le jeune Ahmed Oumeri, il avait 28 ans, il se retrouva à Sedan en 1940, à la frontière franco-belge… Prenant conscience que ce combat contre les allemands qui se déroule loin de chez lui n’était pas le sien et qu’il devrait se faire chez lui, dans son pays contre l’occupant français..il finit par déserter et c’est là que commence sa vie de rebelle.Dans le désordre qui fait suite à la défaite de la France face aux allemands, il échangea sa tenue militaire contre des vêtements civils et prit la direction de Paris en évitant soigneusement la route. À Paris dans le quartier de Barbès il est prit en charge par des émigrés de sa région qu’ils l’ont aidé a regagner son pays. À son arrivé à Alger il se fait arrêter puis emprisonné à la cadence de Belfort à Alger (actuelle prison El Harrach). En janvier 1941 il est parmi les insurgés de la mutinerie qui se solda dans un bain de sang avec des dizaines de morts parmi les mutins. Sa déception fut des plus vives quand, le jour même de la révolte carcérale, Messali Hadj en prison depuis quelques mois appela les mutins au calme… et à se rendre !. Il réussit sa tentative d’évasion quelques mois après et opta aussitôt pour le maquis, il est mis hors-la-loi, il se réfugie dans le bois du Djurdjura et dés lors, il a été recherché. Il choisi un surnom de hors-la-loi : ‘‘ Oumeri ’’ pour ne pas exposer sa famille est ses proches face aux représailles de l’administration coloniale. La légende d’un ‘‘ Robin des bois ’’ du Djurdjura, naquit ainsi.Il a vu les exactions, les maladies et la misère après la Seconde Guerre mondiale….des personnes qui vivent d’herbes et de racines dont la tige de chardon constitue la base de l’alimentation. Un peuple qui assiste impuissant à la mort de ses enfants. Cinq enfants sont morts pour avoir mangé des racines vénéneuses. Des enfants en loques disputer à des chiens le contenu d’une poubelle. Tout ce spectacle de misère l’a révolté, il s’est donc rangé du côté des populations démunies sans s’attaquer directement dans un premier temps à l’administration française, mais aux supplétifs et ses riches serviteurs zélés : les caïds, commis d’Etat qui encaissaient les impôts (thavezth) et aux intérêts de l’administration coloniale. Il rançonne les passagers des autocars en leur demandant de crier « Vive l’indépendance ! », on raconte qu’il laisse toujours un quart de la somme d’argent aux personnes qu’il détroussait pour qu’ils retournent pas chez elles sans argent, mais impitoyable avec  les nantis, enlève aux uns, donne aux autres, les nécessiteux  et les vengeait lorsqu’ils sont persécutés par leurs propres frères agents de l’autorité coloniale. Il est décrit comme hors-la-loi par les autorités françaises et pourchassé comme tel. Peu de temps après il a été rejoint par un autre rebelle qui a fait sa connaissance à Barbès (Paris), son ami Hadj Ali Mohand Ath Rezki, tête brûlée qui deviendra plus tard son fidèle lieutenant…ce dernier purgea en France une peine de un an de prison pour détention illégale d’arme à feu et troubles à l’ordre public dans une salle de cinéma parisienne quand il a vu un film de propagande coloniale de Jean Renoir, ‘‘ Le Bled ’’, réalisé en 1929, montrant des femmes kabyles danser pour les colons, il a pris son pistolet et a tiré sur l’écran !, suscitant une panique générale dans la salle…Cette scène troublante l’a trouvé insupportable. À son retour en Kabylie il rentre aussitôt en contact avec Oumeri et ils décident ensemble de constituer un groupe composé pour la plupart de têtes brulées. Ce groupe s’attaque en 1942 à la maternité des Ouadhias pour prendre des draps, des serviettes et des objets qu’ils ont redistribué aux populations pauvres. Ils ont attaqué le dock de Mechtras où les denrées alimentaires étaient stockées par l’administration coloniale, pour les redistribuer à une population affamée. Ils se sont aussi attaqués à un camion en 1945 pour délester les gros riches de leur argent qui venaient acheter des bovins et le redistribuer à une partie de la population. Un beau matin des gendarmes lui entendirent une embuscade. Prévenu par un berger (un de ses informateurs) Oumeri et son groupe ils les ont pris à revers « C’est moi que vous cherchez? Je suis bien Oumeri ! » disait-il aux gendarmes. Un agent des gendarmes, un kabyle , parlemente avec le hors-la-loi, Oumeri l’interpella « …chien couchant, arrête de faire du zèle… ». Les gendarmes battirent en retraite, leur embuscade a essuyé un cuisant échec, deux de leurs  coéquipiers sont tombés sous les balles d’Oumeri. On raconte que ce groupe, de plus en plus important, avertissait ces agents de la France (caïds et les commis d’Etat) et les sommait de ne plus recommencer à spolier leurs frères et en cas de récidive ils seront exécutés. Les multiples actions, les gendarmes qu’ils ont désarmés, les bureaux de collecte des impôts braqués, les policiers ridiculisés, la peur change de camp, elle s’installa dans les cœurs des services d’ordre de l’administration coloniale. Les caïds véreux, les exploiteurs du peuple modifièrent leurs habitudes et restèrent constamment sur leur garde. La nuit ils ne dormaient que d’un œil, le jour ils s’éloignent guère du village et circulent toujours accompagnés d’escorte. Oumeri et son groupe juraient au nom de leurs ancêtres et promettaient aux populations que les temps de ‘‘ thamhak’ranith ” (la ‘‘ hogra ” = mépris, injustice, oppression) sont désormais révolus.Le préfet de Tizi Ouzou étant malmené par les histoires d’Oumeri et craignant de voir sa rébellion faire tache d’huile au sein de la population, il saisissait les maires et les brigades dans la région des Ouadhias pour couper le contact entre le groupe d’Oumeri et les populations afin d’éviter de donner des idées libératrices. Ils étaient recherchés par l’administration qui a mobilisé tout le corps de gendarmerie de la région lancée à leurs trousses. L’administration ne s’est pas contenté de la chasse à l’homme et son groupe. On lui collait quelquefois des méfaits qu’il n’a pas commis, elle montait de toutes pièces des scénarios pour le discréditer : Quelqu’un a volé les bœufs de transhumance et ils ont endossé le vol Ahmed Oumeri. Ce dernier a arrêté celui qui l’avait fait et il l’a dénoncé au village. Des personnes ont été détroussées par des individus se revendiquant du groupe d’Oumeri, démasqués et arrêté par ses hommes qui ont révélé leurs identités à leurs victimes. La presse de l’époque acquise à la propagande colonialiste était aussi dernière plusieurs manipulations sur Ahmed Oumeri pour désinformer l’opinion publique. Bien au contraire, pour les petites gens, Oumeri s’acheminait inexorablement vers la légende en dépit des allégations généralement semées par le système en place.
Au sommet de sa popularité de justicier hors-la-loi, il sera approché en janvier 1947 par les futurs leaders de la Révolution qui militaient dans le PPA (Parti du peuple algérien) dont Krim Belkacem qui a déjà pris le maquis et qui voulait le récupérer et l’intégrer dans l’Organisation secrète, (O.S.). Mais Oumeri est un bandit d’honneur qui agit comme un électron libre… toujours en colère contre Messali, cette colère qu’il gardait encore au fond de son cœur de se souvenir de mutinerie de la prison de Belfort (Alger) ravive son refus de se soumettre à aucune autorité émanant d’un leader d’un quelconque parti. Viscéralement anti ‘‘ zaaïmisme ’’ (culte du chef,…de la personnalité), Oumeri n’a jamais adhéré à aucun parti. Cela lui a permis d’agir librement sans se conformer à des idées partisanes et sans être régi par l’éthique d’un combat politique. 
Trahison et assassinat.Oumeri très méfiant, il prenait toutes les précautions pour ne pas se faire prendre et obnubilé par la traîtrise, se redoutait d’être assassiné un jour, avait même demandé à un de ses amis dont il lui fait confiance, Mohand Akli Hamidi d’épouser sa femme au cas où il sera pris. Un complot se tramait déjà depuis un certain temps dans les locaux de l’administration coloniale qui a identifié le véritable nom de ce hors-la-loi en janvier 1947 : aux nom de Ahmed Belaïd, alias Oumeri, du hameau Aït Bouaddou . L’administration qui s’est lancée à sa recherche depuis 6 ans en mobilisant tous les effectifs de la gendarmerie de la région des Ouadhias n’a pas réussi a mettre la main sur lui. L’insaisissable hors-la-loi qui vivait caché dans la foret du Djurdjura…leur donné du fil à retordre. L’autorité coloniale a essayé toutes les combines pour éloigner le peuple du bandit d’honneur et son groupe sans résultat, jusqu’au jour où un commissaire de police a mis la main sur un de ses meilleurs amis, Ali O…Pendant les trois jours qu’il passa au commissariat dans le secret total, en compagnie des inspecteurs et leurs commissaires, ils l’ont travaillé minutieusement pour le ‘‘ retourner ’’ contre son ami Ahmed Oumeri et son lieutenant Hadj Mohand Ali Ath Rezki. Les inspecteur demandent à Ali O… d’inviter un jour les deux hors-la-loi à un banquet nocturne qu’il organisera chez lui. Ali O… accepte le traquenard élaboré par les commissaires de police, tuer Oumeri et son lieutenant Hadj Mohand Ali. Le jour ‘‘J ’’ de la trahison arrive, il les invite dans sa maison dans le hameau d’Iaâzounen, Oumeri (malgré sa méfiance) et son lieutenant  Hadj Mohand Ali se doutent de rien et s’installent en toute confiance dans la maison de leur ami et compagnon d’arme.  Hadj Mohand Ali Ath Rezki très confiant accroche son fusil à un mur mais Oumeri comme il est très méfiant garde toujours son arme sur lui qu’elle ne le quitte jamais. Ali O..revient quelques minutes après avec un grand plat de couscous préparé la veille par la femme de son frère, sous lequel il tenait un revolver balle au canon. Il pousse la porte d’un coup de pied…Ali O… s’approche des deux invités et au moment où il commence à s’incliner pour déposer le plat de couscous, il pressa sur la détente de son arme en direction de Hadj Mohand Ali Ath Rezki, qui fut tué sur le coup. Oumeri malgré cette insoupçonnée trahison, saisit son pistolet semi-automatique et tire sur Ali O… qu’il le rate de plus près… Au coeur de l’action un autre complice de Ali O…surgit de nulle part, muni d’un fusil de chasse fit feu sur Oumeri qui le blesse gravement, prit appui sur le mur, Oumeri retourna son arme contre l’agresseur et lui brisa le bras, Ali O…à la rescousse de son complice blessé, pointe son arme sur Oumeri et vida son chargeur dans sa poitrine, Oumeri succomba à ses blessures, juste avant l’arrivée des policiers et gendarmes qui ont planifié ce guet-apens avec la complicité de Ali O…La maison d’Ali O…fut envahie par la foule, attirée par les détonations. Oumeri avait la main droite sur le couscous, Hadj Mohand Ali Ath Rezki était allongé sur le dos, ses pieds contre le plat de couscous. Les personnes regardèrent la scène en silence, la mine méprisante, elles se retirèrent.En tuant Oumeri devant un plat de couscous, Ali O… avait souillé la plus noble des traditions. ‘‘ Le respect du sel ”. C’est le plus méprisable des crimes. Aucune excuse ne peut justifier un tel acte, car “ le sel est sacré ”.C’est ainsi que fut assassiné Ahmed Belaïd, dit Oumeri, le 17 février 1947, il avait 36 ans. Que Dieu ait son âme.
Ali O…est condamné à mort par les villageois de Aït Bouaddou qui ont désigné le frère de Oumeri pour exécuter la sentence. Ali O… quitte clandestinement le village et se rendit à Tizi-ouzou . Là il se crut en sécurité jusqu’au jour où un de ses proches parents lui apprit l’arrivée imminente du frère d’Oumeri qui s’était lancé à sa poursuite, il gagna, alors, Marseille par bateau y vécut quelques jours, avant de prendre le train pour Paris. Attaché à ses pas le frère d’Oumeri l’a suivi en France. Il ne devait jamais le retrouver.
Ahmed Oumeri laissa une veuve, Djohar n’Ath Saïd et trois orphelines, Fadhma, Dahbia et Ouardia. Mohand Akli Hamidi avait tenu sa promesse en épousant la veuve d’Oumeri avec qui elle n’a pas eu d’enfants mais qui adoptera les trois filles qui fut un véritable père pour elles. Après le décès de son second mari, elle retourna dans la maison d’Oumeri où elle s’éteinte à l’âge de 97 ans en décembre 2014. 
L’administration coloniale qui croyait saper l’esprit de liberté chez les habitants de la région, ce lâche assassinat va vivifier le sentiment nationaliste et d’autres hommes se sont dressés contre la France coloniale 7 ans plus tard, le 1er novembre 1954. Le futur colonel Amirouche rendra hommage à Ahmed Oumeri à l’occasion du 10e anniversaire de sa mort, 17 février 1957 en rassemblant ses hommes dans le maquis
Ahmed Oumeri dans la culture populaire :Sa fin tragique fut chantée par les plus grands noms de la chanson kabyle, entre autres, Lounis Aït Menguellet, Lounès Matoub, Idir, groupe Afous, Mennad, etc…Plusieurs poèmes ont été composés en se basant sur sa légende et surtout sur sa fin tragique pour signifier que la trahison vient toujours là on s’y attend le moins : les amis, la famille et qui démontre qu’elle prend racine dans la confiance. Depuis la nuit des temps, chaque fois que cette terre donne naissance à un grand homme, il s’ensuit inévitablement un autre grand traitre.
Saber Aït Abdallah 
Sources : – Oumeri de Tahar Oussedik – 2005- Rébellions – La résistance des gens ordinaires de Eric Hobsbawm – 1998 – Les fils de la Toussaint, chapitre : “ Germes de la Revolution ” – de Yves Courrière – 1968- Histoire intérieure du FLN de Gilbert Meynier – 2002- La Kabylie et le FLN in Guerre d’Algérie Magazine, de Bessaoud Mohand Arav – 1972Articles archivés sur Ahmed Oumeri et les bandits d’honneur, parus dans plusieurs quotidiens de la presse nationale :- El Watan- Le Soir d’Algérie- Liberté- Dépêche de Kabylie- Quotidien d’Oran- Le Matin – L’ExpressionPresse coloniale : – Le Combat  – Echo d’Alger  – L’Algérie françaiseEt je remercie Da Mohand Ourmdan, 70 ans, vivant en Belgique, originaire de la région des Ouadhias (fief de Ahmed Oumeri) et que je connais depuis 2007, dont il ma raconté beaucoup de détails sur Oumeri.
 Source , Auteur : Saber Aït Abdellah

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Débats

En haut