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Hirak. La solidarité internationale en faveur de la cause algérienne peine à se manifester

Actualité algérienne

Hirak. La solidarité internationale en faveur de la cause algérienne peine à se manifester

Le peuple algérien n’a jamais cédé à la soumission. Il a toujours choisi consciemment de mener des combats pour recouvrer son droit à l’autodétermination et cela depuis 1963. Son histoire était de tout temps, jalonnée de luttes, 80, 88, 2001 et puis 2019.

Le régime qui a confisqué le pouvoir à l’aube de l’indépendance, s’est érigé contre la volonté populaire, par la force, la violence, le mépris, et en étouffant toutes les voix discordantes.

Ce même pouvoir confiné dans un système verrouillé, fermé au dialogue et aux concessions, ne reconnaissant aucune opposition, a toujours assuré sa survie en perpétuant des coups d’États, des assassinats politiques ( Ali André Mecili, Mohamed Kheider, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf, Matoub Lounes….etc.) et en contrôlant toutes les élections.

Pour se régénérer et se maintenir, le régime s’est entouré d’une mafia politico-financière soutenue par les puissances impérialistes, une justice aux ordres et une presse bâillonnée.

Aujourd’hui, le pouvoir est acculé par une dissidence nationale populaire, inédite durable et responsable des algériennes et des algériens pour le changement, la justice, la liberté et le parachèvement du processus révolutionnaire engagé en 1954.

Depuis le 22 février, le peuple algérien a repris courageusement avec un sens de responsabilité et de solidarité inouïs, la voie de la liberté et du changement. Il affiche ainsi, une volonté inébranlable de se réapproprier le contrôle de sa destinée et de se libérer de la dictature militaire, de l’oppression, de la corruption et de l’exploitation.

Au lieu de répondre aux aspirations profondes et légitimes du peuple algérien, le pouvoir fait appel aux provocations, à la ruse et à la menace. Pis encore, il s’engage à ouvrir la voie, avec la nouvelle loi sur les hydrocarbures, au bradage des richesses nationales, ce qui hypothéquera l’avenir des générations futures. De ce fait, le peuple algérien majoritairement, considère comme caduc tout projet mené par ce régime illégitime et discrédité.

Face aux arrestations arbitraires et abusives, aux piétements répétitifs des droits humains, l’engagement des algériennes et des algériens pour la démocratie reste intact. Ils continuent de manifester pacifiquement leur soif de liberté, de dignité, de justice sociale, de vivre ensemble et de démocratie.

Cependant, le silence des amis de l’Algérie et des organisations internationales de la défense des droits humains reste incompréhensible. Tout les peuples aspirent et luttent durement, pour leur souveraineté et leur liberté. La démocratie et les droits universels doivent être respectés partout dans le monde. Un élan de solidarité internationale est-il encore possible et nécessaire, en faveur d’une solution pacifique et démocratique en l’Algérie et dans tous les pays qui se battent pour se libérer de la dictature, en Chili, en Liban, en Irak, en Égypte et ailleurs !

Préserver la paix et favoriser les processus de transitions démocratiques pour l’avènement des États de droits, n’es- il pas la moyen le plus pertinent pour freiner l’immigration de masse ? Est-ce les dictatures, le chaos et les guerres qui poussent les citoyennes et les citoyens à fuir leurs patries et à chercher des refuges, des horizons dans d’autres pays que les leurs ?

Par ailleurs, le régime d’Alger veut en finir avec la révolution en organisant un simulacre électoral non pas pour acter la fin du système et amorcer le changement mais pour se maintenir aux commandes du pays. Le peuple, quant à lui, est déterminé à aller jusqu’au bout de sa révolution. Son seul credo est un « changement pacifique en rupture définitive avec le système actuel » par une « transition démocratique » et un « processus constituant » en vue de refonder l’Etat et ses institutions sur des bases démocratiques.

Les algériennes et les algériens militent pour un État de droit avec une séparation effective des pouvoirs, une reconnaissance des contres pouvoirs, une alternance politique, sans recours à la force, aux postes de responsabilités, une justice indépendante et une presse libre. Les algériennes et les algériens s’engagent à rendre effectif le passage à la démocratie et aspirent véritablement à bâtir une nouvelle République démocratique, sociale, plurielle et égalitaire.

Par : Mohammed Idir Yacoub.

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