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Hier est loin, demain est déjà là

Actualité algérienne

Hier est loin, demain est déjà là

Hier est loin, demain est déjà là

Tous ceux qui ont accompli des grandes choses ont vaincu la procrastination 

En réalisant cette inédite et extraordinaire mobilisation, le peuple algérien a d’ors et déjà triomphé de ses adversaires et plus particulièrement de ce pouvoir mafieux.

Le temps des gourous obscurantistes, des directeurs de consciences, ainsi que tous ces sermonneurs, flagorneurs hétérodoxes sans dignité et qui étaient grassement rémunérés par le pouvoir pour conditionner le peuple est à jamais révolu.

Quant à nos revendications et exigences elles sont claires, nettes et ne souffrent d’aucune ambigüité ; et c’est l’instauration de la démocratie dans tout ce qu’elle représente et véhicule comme valeurs humaines universelles, faites de justice, de liberté et de laïcité.

Cette démocratie sera donc totale et entière ; elle ne sera ni négociable ou sujette à caution.

Et pour rappel, il s’agit en réalité de seulement nous réapproprier cette vertu citoyenne qui fut jadis notre méthode de gouvernance, et celle de Thajmath ou comité des sages qui existaient sur l’ensemble du pays seraient  des plus illustres démonstrations, s’il le faut.

Oui cette démocratie que les premiers sociologues, anthropologues et autres chercheurs français avaient découvert avec effarement après la conquête de la haute Kabylie, pour ne citer qu’elle, vers 1870 et qu’ils qualifieront alors de : « Rêve des utopistes » pour sa gouvernance et gestion de la cité.

Il s’agit aussi et surtout de redonner confiance au peuple, le sortir de cette torpeur et subjugation dans lesquelles l’avaient englouti machiavéliquement, depuis l’indépendance, ses différents dirigeants.

Ces derniers, par mégalomanie et assujettissement avaient usé de toutes les duplicités, pharisaïsmes,  jusqu’à s’allier avec les forces rétrogrades des pays du golf et du moyen orient pour propager le salafisme, ferment de la haine, intolérance, xénophobie, et de l’in-humanisme.

Et cette idéologie mortifère avait malheureusement fini par plonger le pays dans l’abomination d’une guerre civile cauchemardesque, génocidaire, de pogroms, de crimes fratricides et dans l’oligophrénie.

L’école en particulier et la religion furent instrumentalisées dans le seul but d’asservir et d’abrutir le peuple jusqu’à lui faire renier par l’endoctrinement, pratiques et autres accoutrements fétichistes importées  des pays ‘’frères’’ ses origines,  ce prestigieux héritage civilisationnel qui était le sien et cet islam ancestral fait de paix et de tolérance.

Les conséquences et séquelles de cette politique avaient horriblement été funestes pour le pays, son développement, sa culture et personnalité.

L’abus, l’exagération et surtout l’insolence d’un pouvoir arrogant, sans partage avaient fini par faire de l’Algérie la risée du monde par ses extravagances jamais inéprouvées jusque là dans l’histoire de l’humanité.

Le pays fut livré à la prébende, à l’accaparement sans vergogne de ses richesses  par une bande avide, insatiable et qui se partageaient cette manne pétrolière éhontément, ouvertement, défiant ainsi l’opinion et la morale.

Si le ridicule tuait, l’Algérie aurait été rayée de la carte du monde, elle était devenue un exemple caricatural même pour les plus corrompus des chefs des autres états, africains en particulier.

Avec la consomption du président nous avions atteint les abysses  de la crétinerie, rien ne nous avait été épargné comme humiliations, jusqu’à nous présenter à travers les medias lourds comme des idolâtres d’un Dieu grabataire à travers son portrait.

Le 22 février a sonné le glas de cette inénarrable gouvernance et de tous ces malfrats qui tels des charognards s’étaient partagés la dépouille  Algérie.

Après cette unité retrouvée, cette mobilisation autour des objectifs communs, il nous appartient à tous aujourd’hui de redresser la barre du bateau Algérie pour le faire naviguer dans le bon sens, celui qu’avaient rêvé nos martyrs.

Certes nous aurons à inventer beaucoup de stratégies et de manœuvres pour vaincre beaucoup d’intrigues et entraves que ne manqueraient de fomenter certains pays que notre révolution dérange.

 Car si les peuples manifestement nous serons tous acquis, il n’en sera pas de même pour leurs gouvernements, qui, eux, pour des raisons économiques et stratégiques ne voudraient  certainement pas d’un tel exemple qui serait préjudiciable à leurs intérêts, mainmises etc, ce,  pour les démocraties occidentales, et beaucoup plus grave pour toutes ces autocraties frères ou de relations, car  il s’agit pour eux de leurs propres survies.

C’est pour toutes ces raisons qu’il faut agir et réagir avec intelligence et célérité, car les ennemis en présence et les méthodes usitées par les uns et les autres ne sont pas les mêmes et  pour certains d’entre eux ; elles sont perfides, retorses et ne sont pas toujours visibles et décelables facilement.

Il serait par conséquent urgent, sinon impératif de doter le Hirak d’une direction collégiale provisoire issue du mouvement ; pour le représenter, assurer la transition, préparer les prochaines échéances dont les élections d’une assemblée constituante.

Cette révolution est sans précédant, alors osons augurer !

 Par l’auteur: Mohammed Aouli

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