Connectez-vous avec nous

De la solidarité ou assistance mutuelle.

Actualité algérienne

De la solidarité ou assistance mutuelle.

De la solidarité ou assistance mutuelle.

Je disais donc, pour revenir à notre discussion, que la solidarité permet de soutenir une personne au moment crucial c’est-à-dire au moment où ses droits les plus élémentaires ne sont plus respectés. C’est l’action que nous menions dans les années quatre-vingts avec le Comité de soutien aux victimes de la répression puis plus tard avec le Comité de Soutien aux Touareg du Mali et du Niger réfugiés en Algérie après leur soulèvement au début de la décennie 1990.Mais nous aurions pu faire mieux et plus si seulement si toutes les énergies étaient mobilisées. Et c’est à ce moment que j’ai compris que certains avaient une vision sélective de la solidarité et des droits de l’homme. Donc,le cinq juillet 1985, la police de Tizi-ouzou embarque les manifestants membres d’une association d’enfants de chouhada. Présent sur place, j’ai protesté à ma manière contre cette injustice. L’officier de police me voyant m’opposer aux policiers décida de m’embarquer à mon tour.C’est ce qui s’appelle « l’affaire de la ligue des droits de l’homme et des enfants de chouhada ». Au total, nous étions plus d’une vingtaine à la prison de Berrouaghia. Chaque semaine nous recevions des visites du collectif de solidarité mis en place pour l’occasion. Au mois d’octobre de 1985, à Tizi-ouzou, un tract appelant la population à manifester pour demander la libération des détenus est diffusé. Fin octobre et suite à la manifestation une trentaine de jeunes sont arrêtés et écroués à la prison de Tizi-ouzou. Bien sûr ce sont de petites gens, des gens sans prestige. Je vous prie de me croire et de toutes les manières tout est vérifiable: la solidarité continue de s’organiser en direction de Berroughia et personne, je dis bien personne,ne s’est soucié de ces petites gens. Alors, petites gens allez crever pour que ces messieurs de prestige, d’honneur, de fortunes et de gloires vivent en paix. Dans la lutte, il y a le chef qui vous dit : suivez-moi et il passe avant vous, devant vous et il y a le chef qui vous dis: en avant.Avant cela, il y a eu la visite du regretté défunt Matoub Lounés à Berrouaghia….                                       A suivre…
Mokrane Chemim .

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Actualité algérienne

En haut