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Avec mon général, ceux qui vont gagner te maudissent !

Actualité algérienne

Avec mon général, ceux qui vont gagner te maudissent !

Avec mon général, ceux qui vont gagner te maudissent !

Nous sommes le 20 septembre 2019, sept mois depuis le début de la révolte populaire. Aujourd’hui encore, des millions d’Algériens ont battu le pavé avec la même détermination et le même courage. Une nouvelle victoire qui s’ajoute au palmarès d’un peuple résolu à vivre libre. Les menaces récurrentes du chef d’état-major de l’armée, n’ont pas ébranlé sa bravoure. Le blocus de la capitale a été cassé par les millions de personnes, venues des régions limitrophes. Le délit de faciès et le contrôle d’identité n’ont pas dissuadé les Algériens de marcher sur leur capitale. Les maquisards de la guerre de libération se rappellent, avec amertume, ces pratiques du général Massu, qui semble inspirer les nouveaux colons de l’Algérie indépendante. Qui aurait cru que 57 ans après l’indépendance, les Algériens auraient à subir les mêmes pratiques de l’époque coloniale, citoyens de seconde zone comme au temps de l’indigénat ? Mais après l’humiliation, vient la délivrance. Le ras de marée populaire a balayé toutes les souffrances pour célébrer dans la liesse, la victoire de la bataille d’Alger. Encore, combien de batailles faut-il gagner pour prétendre au trophée suprême, celui du recouvrement de la souveraineté effective ? Têtu, imprévisible et impotent le nouveau Staline. Tel un sanglier blessé, il fonce droit dans la pépinière, pour piétiner toutes les roses qui ont fleuries avec les dernières pluies de l’automne. Ses conseillers de l’ombre et ses mentors, le gonflent tel un bison castré pour l’envoyer à l’arène, armé de son arrogance et des quelques neurones que la biologie lui a épargnés. À quoi peut-on s’attendre de la part d’un andropausé politique, si ce n’est l’infertilité intellectuelle. Comment peut-on prendre en otage le destin de plusieurs générations et celui des futures ? Comment peut-il être aussi imperméable à la souffrance de son peuple et de ses aspirations ? On peut résister à l’appât de l’argent, à l’appât des femmes, mais pas à celui du pouvoir. Le pouvoir est un puissant aphrodisiaque, qui rend fou les vieux pour leur faire oublier le fatalisme de la vieillesse. Mais à quoi servirait un aphrodisiaque pour un homme qui s’apprêtait à forniquer avec la mort. Il ne fera qu’accentuer ses souffrances et trépasser avec ses regrets. Un homme qui ne connaît pas son peuple, n’est pas digne de le gouverner. Et cette bande aux commandes, ne connaît pas son peuple. Elle lui est étrangère. Ils ne vivent pas dans le même territoire même s’ils sont sur la même terre. Ils ne vivent pas les mêmes douleurs, ne regardent pas le même horizon et ne rêvent pas de la même manière. Ils ont des résidences huppées, des plages privées, une compagnie pour les transporter, des comptes bourrés à l’étranger. Le peuple quant à lui, vit dans des bidonvilles ou dans des cités dortoirs délabrées, il va dans des plages surpeuplées et ne voyage que dans ses rêves. Le faussé est trop large pour qu’il soit comblé. Rien ne nous rapprochent, si ce n’est la même carte d’identité. Le divorce est consommé il y’a sept mois déjà et il ne reste que les procédures administratives. Le peuple a répudié l’ancien régime, cette épouse qu’on lui a imposée mais qui n’a pas aimé. Il veut refaire sa vie, avec une nouvelle femme de son choix avec laquelle il peut s’entendre et fonder un nouveau foyer, pour un nouveau départ dans une nouvelle république. Et comme dans toutes fêtes de mariage, le peuple a donné son consentement et promet de vivre avec sa nouvelle épouse, l’aimer et la chérir, jusqu’à ce que la mort les sépare.
Par: Salim Chair .

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