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Algérie. Une période de transition qui repose sur un processus constituant en dehors du système

Débats

Algérie. Une période de transition qui repose sur un processus constituant en dehors du système

Loin de toutes les introspections faites par les symboles du système en place qui demeure encore malgré la chute des clans présidentiels après la démission de BOUTEFLIKA conséquence sinéquanone de la mobilisation citoyenne, soit par les différentes déclarations du vice-ministre de la défense chef de l’état-major, soit à travers plusieurs canaux de médias lourds, des déclarations et des manœuvres qui visent instantanément à reproduire le système et imposer une alternance clanique à l’intérieur du même système. A mon avis, tout changement doit disposer du moins de quatre fondements cardinaux.

 

Le premier est d’avoir un idéal politique comme alternative à la situation actuelle, inspiré principalement des slogans et des préoccupations portées par le peuple dans sa révolution en marche menée depuis la première marche de KHARRATA et cela pour que le fil conducteur du changement ne devienne pas sans repères.

 

Le deuxième est de refonder l’état national par le fait de lancer une période de transition qui repose sur un processus constituant en dehors du système c’est-à-dire un changement horizontal que demande d’ailleurs le peuple via sa révolution en marche « présidium » composé de personnalités neutres et autonomes, mesures d’apaisement, gouvernement de transition de compétences nationales composé de personnalités neutres et compétentes, dissolutions de l’APN et du sénat, la constituante et puis à la fin organiser les élections  présidentielles.

 

Le troisième fondement  est de  provoquer une rupture pacifique et radicale sur quatre niveaux : le premier c’est une rupture avec la nature et l’ADN militaire du système politique algérien, le deuxième c’est une rupture totale avec les fondements totalitaristes et autoritariste du « pouvoir-état » instauré depuis 1962, troisième niveau c’est une rupture radicale avec l’économie rentière qui a empêché à la fois l’avènement d’une économie productive et diversifiée et l’émergence des acteurs économiques libres et autonomes dans le cadre d’un état régulateur, le quatrième et dernier niveau c’est une rupture radicale avec des pensées extra-algériennes qui ont été depuis longtemps nocives pour l’algérienneté.

 

Enfin le quatrième fondement consiste à prendre en considération les paramètres historico-politiques et socioculturels de l’Algérie, car un pays comme le nôtre, qui vient de sortir d’une atroce guerre civile et d’un âcre traumatisme psychologique dont les séquelles ne sont pas guéries à nous jours, a besoin d’un véritable travail politique pour que l’on puisse rétablir d’abord la confiance des Algériens en eux-mêmes. Cela seul permettra de mobiliser la société comme seule force motrice de tout changement radical et pacifique du système, un moyen de dépasser le jacobinisme et de libérer l’esprit d’initiative et de libertés fondamentales.

 

Par Mahrez BOUICH
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