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20Aout 1956- 20Aout 2019 POUR UNE SORTIE DE CRISE DÉMOCRATIQUE NEGOCIEE, L’ESPOIR D’UN 2ème CONGRES DE LA SOUMMAM EST-IL PERMIS ?

Actualité algérienne

20Aout 1956- 20Aout 2019 POUR UNE SORTIE DE CRISE DÉMOCRATIQUE NEGOCIEE, L’ESPOIR D’UN 2ème CONGRES DE LA SOUMMAM EST-IL PERMIS ?

20Aout 1956- 20Aout 2019 POUR UNE SORTIE DE CRISE DÉMOCRATIQUE NEGOCIEE, L’ESPOIR D’UN 2ème CONGRES DE LA SOUMMAM EST-IL PERMIS ?

Depuis l’indépendance, les hommes politiques du pouvoir en place présentent deux péchés mortels, à savoir, ne pas défendre les causes justes, et ne pas avoir le sentiment de leur responsabilité!

Ils refusent toujours de se mettre au service d’une cause pour ne chercher que l’apparence et l’éclat du pouvoir au lieu du pouvoir réel, et donnent la pitoyable impression de n’exercer aucune prise sur les événements.

C’est sans doute pour cela qu’ils ne se sentent jamais responsables, et succombent à un ennemi vulgaire : LA VANITÉ! La vanité des « vainqueurs » qui pensent qu’ils ont « vaincu » parce qu’ils ont raison, et que leurs adversaires ont « perdu » parce qu’ils sont moins dignes!

En Algérie, et en ce 63ème anniversaire de la tenue du Congrès de la Soummam, qui fut un événement politique d’importance historique et un tournant politique majeur de notre révolution, les « commandants de bord » du pays incarnés par le commandement militaire, ne font qu’à leur tête, et ne consultent pas « les passagers-citoyens » considérés malheureusement et pour toujours comme mineurs à vie.

Aujourd’hui encore, malgrè 6 mois de « dissidence populaire »,le système  se considère infaillible, détenant la vérité absolue et se donne le droit de décider de l’avenir de cette terre ancestrale et prenant le risque de faire sombrer cette Algérie dans l’océan du temps et de l’histoire.
L’avis de ces « passagers » n’est nécessaire qu’au moment de falsifier les repères de l’Histoire, à l’exemple de la lecture biaisée faite de la date symbolique du 20 Août 1956.

En ce 20 Août 2019, la nouvelle génération « hirakiste » résiste, héroïquement , pour sauvegarder et défendre les acquis de la révolution algérienne.

Cette génération pense humblement, que tout événement national ou régional devrait être à la fois commémoré et célébré. Commémorer pour entretenir la mémoire et aiguiser la conscience du peuple, et célébrer pour approfondir chaque fois davantage la qualité des valeurs et surtout l’importance du concept national.

La guerre de libération nationale du 1er Novembre 1954, comme d’ailleurs le Congrès de la Soummam du 20 Août 1956, ne peuvent être réductibles à un appareil, à un parti, à un homme ! Partant de ce principe, il s’agit aujourd’hui pour les nouvelles générations de s’interroger sur le sens des événements que recouvrent les mots de ces deux tournants politiques majeurs qui ne sont pas des « météorites tombés du ciel »(dixit Hocine Ait Ahmed).
Rappeler, aujourd’hui à l’intention de la génération post-indépendance, les causes et les enchaînements qui ont créés ces deux moments historiques permettrait, à n’en point douter, de leur faire comprendre leur signification et leur portée.
Le sens capital de cet événement, en effet, réside dans la nature politique et contractuelle d’une stratégie de libération nationale élaborée par le congrès de la Soummam.
La célébration, donc, de la date du 20 Août, est un devoir, un signe de civisme, un signe de reconnaissance et d’attachement à l’appartenance à la cause sensée et prouvée être noble et légitime, notamment lorsqu’il s’agit d’un mouvement, d’une révolution ou d’une guerre et aussi d’une résistance à la sauvegarde de leurs acquis.

C’est une affaire de tout le peuple Algérien, mais néanmoins les efforts et les sacrifices sont relatifs. Il y a des élites, il y a des mérites, et il y a des responsabilités proprement nominatives.

C’est pourquoi, les commémorations des journées nationales ne suffisent pas à l’écriture et à la compréhension de l’histoire, quand elles ne sont pas détaillées par des actions des auteurs de tous les niveaux hiérarchiques et géographiques pour situer l’effort et le rôle de chaque artisan.

C’est le cas, bien évidemment aujourd’hui, avec l’occultation du rôle prépondérant de ABANE RAMDANE, assassiné par les siens ( jamais reconnu dans les manuels scolaires à ce jour) dans l’élaboration de la plate-forme de la Soummam, qui a été le premier pacte politique contractuel élaboré dans le respect des pluralismes, malgré tout ce qui se disait, hier comme aujourd’hui d’ailleurs, pour tenter d’asservir l’histoire à des fins de propagande et légitimation de leur pouvoir absolutiste!

La jeunesse d’aujourd’hui, 57 ans après l’indépendance du pays, doit savoir que le Congrès de la Soummam, s’est réalisé, comme par miracle, grâce au savoir-faire et à la réflexion particulièrement influente de LARBI BEN M’HIDI et de ABANE RAMDANE ( qui a eu pour l’histoire ses deux BAC mathématique et philosophie), et de tous les participants comme les officiers de l’ALN, les congressistes de tous bords, ainsi que les villageois d’IFRI OUZELLAGUEN….

Tous les historiens honnêtes et indépendants (politiquement et intellectuellement) vous diront que ce Congrès de la Soummam, a permis pour la première fois, de donner au FLN historique une plate-forme politique, et une précision des structures de l’ALN et du FLN, ce qui n’était pas du tout le cas au déclenchement de la lutte armée le 1er novembre 1954.

Le Congrès de la Soummam, a permis, également la mise en application d’une stratégie claire de la lutte de libération, avec tous les moyens de mise en œuvre nécessaires pour sa réussite.

D’où le principe de la primauté du politique sur le militaire, et de l’intérieur sur l’extérieur. Deux(02) postulats qui jusqu’à nos jours, gardent une validité et une portée politique historique, si bien que le système actuel tente de manière planifiée de délabrer toute notre mémoire historique.

Aujourd’hui encore, la nouvelle génération veut, à travers cette commémoration, s’enraciner dans le présent et l’avenir du pays, en tirant tous les enseignements et leçons délivrées par l’histoire de cet événement.

L’engouement et l’intérêt de la jeunesse Algérienne, à toute la symbolique de cette date, doit être réconforté et encouragé, pour éviter les retours nostalgiques en arrière, et faire barrage aux célébrations rituelles et hypocrites du pouvoir en place et de ses relais.

La jeunesse Algérienne, en cet été 2019, moteur de la « révolution du sourire » et malgré toutes ses contradictions, rêve d’un 2ème Congrès de la Soummam, où la génération de novembre remettrait réellement le flambeau à la nouvelle génération, qui ambitionne de participer efficacement et pleinement à l’histoire qui se construit dans les luttes quotidiennes pour l’instauration d’un état de droit, pour la justice et les libertés.

Cette jeunesse ose espérer que les dirigeants vieillissants actuels, fassent des révisions déchirantes, en ayant le sens de la responsabilité et la sérénité nécessaires, dans l’intérêt suprême de l’Algérie, afin de lui permettre de réparer les dégâts et essayer de récupérer le « bateau Algérie » dans l’optique d’atteindre la rive dans la sérénité et construire une nouvelle Algérie réconciliée avec elle-même et ses enfants.

Par:DR AMOKRANE LAKHDAR

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